Chroniques islandaises Partie 1 : le Sud

Nous avons commencé notre voyage en Islande avec notre bébé de 14 mois par le Sud, on m’avait d’ailleurs conseillé de commencer par là pour ensuite fuir les hordes de touristes et avoir le reste du voyage un peu plus calme. Ce fut un excellent conseil, car bien que le Sud regorge de lieux magiques, de paysages à couper le souffle, de cascades gigantesques, il regorge aussi de touristes pressés de prendre leur photo et de remonter dans leur gros bus. Ce fut d’ailleurs la grosse déception de ce séjour, l’Islande a la cote et dans le Sud ça se voit. Je n’ai rien contre le tourisme, ce serait mal venu de ma part, mais je pense que l’on peut voyager en faisant preuve de respect envers les autres et les lieux que l’on visite. Je défends une vision du voyage qui permet d’aller à la rencontre de l’autre, de son pays, de sa culture et qui nous change. Voyager n’est pas uniquement se déplacer d’un point A à un point B! Dans le Sud principalement, nous avons malheureusement rencontré des touristes vraiment irrespectueux des autres et de la nature. Le Sud vaut le détour malgré tout car ses paysages sont grandioses. Les habitants, pour ceux que l’on a vu (l’Islande ne compte que 330 000 habitants environ dont plus de 200 000 dans la région de Reykjavik, la capitale), semblent agacés par certains comportements, et ça se comprend. Allez je ferme la parenthèse coup de gueule pour vraiment vous parler du voyage!

On peut faire le tour du pays par la route circulaire N°1 en une semaine… il faut vraiment être très pressé et ne faire que quelques arrêts photos pour ça. Pour le Sud nous avons décidé d’y passer une semaine, et on a pas pu faire tout ce qu’on avait envi de faire, il y a tellement de balades, randonnées, endroits d’exception qu’il faut faire des choix, et avec un bébé d’autant plus.

Le Cercle d’Or

Le cercle d’Or est un cercle touristique, l’appellation est belle mais ne représente rien de particulier à part trois sites importants pas trop éloignés les uns des autres. Il se compose de Thingvellir, Geysir et Gullfoss. Ce cercle fait parti des « must do » de l’Islande. Certes c’était beau, surtout la cascade de Gullfoss, mais le cercle d’or ne fait pas parti des sites que l’on a préféré, peut être encore une fois à cause de l’afflux de touristes, ou bien des centres commerciaux pour touristes installés là (surtout pour Geysir) ou bien du mauvais temps, qui sait ?!

Thingvellir est l’emplacement originel du Parlement islandais, l’Althing, et est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un lieu important dans l’histoire islandaise et vaut déjà le détour rien que pour ça. C’est en 930 que fut établit ce Parlement, qui est le premier Parlement démocratique au monde! Ne chercher pas de bâtiments, l’Althing tenait place en extérieur et les lois étaient dictées sur un rocher, le Lögberg. C’est aussi une faille immense entre les continents nord-américain et européen, on peut y passer d’un continent à l’autre 😉 On y trouve également une cascade, le tout se situant dans un parc national.

Le Parc National de Thingvellir
L’immense faille de Thingvellir
La cascade de Thingvellir
La vue tout en haut de la faille

Le mot geyser dérive justement de Geysir, c’est le deuxième site et je pense le plus touristique. J’étais quand même vraiment contente de voir pour la première fois de ma vie l’eau jaillir du geyser, c’était vraiment étonnant. En réalité le site se compose de plusieurs geysers et le vrai Geysir, lui, est inactif depuis des années. Le petit nom du geyser que vous voyez sur la photo est Strokkur, il jaillit environ toutes les 10 minutes sous les cris des visiteurs surpris et enthousiastes. Une brume constante s’élève des différents geysers aux eaux bouillantes et l’odeur de souffre est omniprésente. Ma mémoire olfactive identifie immédiatement l’odeur de souffre à l’Islande, on peut la sentir à peu près partout, de la capitale aux piscines géothermales des petites villes.

L’impressionnante cascade de Gullfoss est le troisième site qui compose le Cercle d’Or. Pour moi elle reste une des plus belles que j’ai vu! Ce n’est pas vraiment une seule chute mais une double chute située sur l’imposante rivière Hvíta (rivière blanche). La légende raconte que cette rivière est infranchissable, seul un jeune berger transi d’amour réussit à la traverser pour rejoindre la femme qu’il aimait de l’autre côté et l’épouser.

 Les falaises de Krysuvikurberg

Un chemin au milieu des coulées de lave serpente pour atteindre les falaises de Krysuvikurberg et son petit phare rouge-orangé. Bon on avait pas vraiment prévu d’aller jusqu’au phare mais l’envie de tester notre 4×4 a été plus forte. C’était éprouvant mais vraiment marrant de faire cette route. Pourquoi ces falaises me direz-vous? Tout simplement pour observer les oiseaux y nicher et voler au dessus. Attention ne faites pas comme nous, apportez vos jumelles sinon vous ne verrez pas grand chose!

La ferme de Stöng, l’étrange vallée de Gjáin et la chute de Háifoss

Il faut traverser un désert de cailloux sur une piste pour 4×4 pour rejoindre la ferme de Stöng, dans la vallée de Thorsardalur. Le cahot des bosses de la piste, l’ocre, le marron et le rouge du paysage et soudain, en bord de rivière, on aperçoit une colline, du vert, des fleurs, de l’herbe et le toit rouge de la ferme. En réalité le toit recouvre les fouilles archéologiques de la ferme, pour les protéger. Cette ferme fut ensevelie lors de l’éruption de l’Hekla au 10ème siècle, vous aurez ainsi un aperçu de la vie des Vikings au 10ème siècle.

La vue de l’intérieur des fouilles de la ferme de Stöng
Un oiseau perdu dans la ferme de Stöng

Il faut continuer la piste pour 4×4 pour arriver à un vallon mystérieux, nous passons à nouveau dans un désert de cailloux, et d’un coup, sortit d’on ne sait où, avec ses cascades et ses grottes noirs basaltique, une vallée. Cette vallée est celle de Gjáin. L’eau est bleue turquoise, et ce que vous ne verrez pas sur les photos, des petites mouches l’ont envahis et assaille le voyageur impatient. On se croirait dans un monde perdu, caché depuis des milliers d’années, et qui est resté le même, sauvegardé car a l’abris du monde. On s’attendrait presque à voir un dinosaure sortir d’une des grottes ou de derrière une cascade!

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Plus loin encore, de l’autre côté de la rivière Thorsa, se trouve la splendide cascade de Háifoss, plus difficile d’accès car le chemin pour y aller n’est praticable qu’en 4×4, on y a trouvé beaucoup moins de monde qu’à Gullfoss, et des voyageurs plus souriants et enthousiastes. Le décor qu’y l’entoure est hallucinant, les glaciers au loin, l’Hekla, un des plus dangereux volcans d’Islande et les champs de lave d’un côté, puis de l’autre côté une gorge où l’eau dévale au milieu des montagnes ocres. On s’y sent bien et aussi tout petit face à cette nature splendide mais qui nous rappelle sans cesse qu’elle seule décide.

Les falaises de Dyrhólaey et la plage de Reynisfjara

Nous sommes arrivés en haut de ces falaises un matin de juillet, seul apparaissait le phare blanc nimbé de brume et une mer de nuage. Quand la brume s’est dégagé nous avons pu admirer les falaises et les oiseaux qui y vivent. Nous sommes descendus en bas des falaises pour avoir encore une meilleure vue sur celles-ci et la plage de sable noire qui la borde.

Reynisfjara se situe non loin de là, c’est une immense plage de sable noir, avec d’impressionnantes grottes basaltiques, et en ce jour de brume, les Trolls de Reynisfjara à peine apparents dans la mer. Ces « trolls » sont des formations rocheuses plantés là dans l’eau en bord de plage, c’est pour cela que la légende raconte que ce seraient des trolls pétrifiés par la lumière du jour. Et toujours ce sable noir à perte de vue. On comprend pourquoi cette plage a servi de décor à la série Game of Thrones. Elle a quelque chose de majestueux. Mais prenez garde, ne vous aventurez pas au bord de l’eau, même les vagues ici sont dangereuses!

Lors de notre passage sur la plage de Reynisfjara, un couple de femme posaient pour leur photos de mariage, c’était vraiment beau et romantique. C’est aussi ça l’Islande, un pays ouvert où un quart de la population a défilé à Reykjavik pour la Gay Pride!

Les cascades de Seljalandsfoss et Skogafoss

Ces cascades facilement accessibles de la route 1 sont parmi les plus visités du pays. Seljalandsfoss est plus petite mais doit son originalité au fait qu’un chemin se trouve derrière la cascade. On a adoré passer derrière et se faire allègrement arrosé! On était mouillés mais heureux.

Skogafoss est plus imposante…mais vous n’échapperez pas à une bonne douche si vous vous en rapprochez! Un camping se trouve juste devant, Petit Pois voulait aller explorer les tentes et partager le repas des campeurs. Il n’y a bien que cette grosse cascade qui a pu détourner son attention.

Si vous avez la chance de voir ces deux chutes d’eau un jour ensoleillé, vous apercevrez surement aussi des arcs-en-ciel. C’est une chance qu’on a eu! L’Islande c’est définitivement pour moi le pays des arcs-en-ciel.

Le glacier Myrdalsjökull et sa langue glacière Sólheimajökull

Une route récemment asphaltée part de la route circulaire n°1 pour rejoindre un parking proche du glacier Sólheimajökull. Vous pouvez soit partir pour une randonnée sur le glacier avec un guide (l’utilisation de crampons est obligatoire et le glacier dangereux), soit faire une courte balade pour vous approcher du glacier et l’admirer de plus près. La présence de notre bébé nous a fait vite choisir. Nous ferons une randonnée de ce type quand Petit Pois sera plus grand, en attendant la balade, très rafraichissante à mesure qu’on se rapproche du glacier, nous a contenté.

Le crash d’un avion de l’US navy sur la plage de Sólheimasandur

Mon cher et tendre voulait absolument voir cet avion, perdu sur une plage au milieu de nulle part. Le site, qui autrefois était peu connu et accessible en 4×4 sur une piste, à récemment été réaménagé. En bord de route 1, un parking permet de garer sa voiture, et tout le reste n’est accessible qu’à pied. Attention aucun panneau n’indique où vous êtes et combien de temps de marche il vous reste à faire pour rejoindre l’avion. Heureusement nous sommes toujours bien équipés quand nous sortons, car là nous étions parti pour une petite balade en se disant que ce n’était pas loin… Bon en fait il faut bien 4km de marche dans une chemin caillouteux ou du sable noir pour rejoindre l’avion. On a vu des gens abandonnés ne voyant pas le bout du chemin. Donc 4km plus tard, et un bébé endormis dans mon dos en portage, nous voilà arrivé à l’avion. C’est vrai que c’est un peu surnaturel, cet avion là, et le paysage alentour splendide! Le site étant plus connu qu’avant tout le monde grimpe sur la carcasse de l’avion et je ne suis pas certaine que ce soit très sûr et qu’il ne se désagrège vite! La route de retour au parking permet d’observer les glaciers au loin.

Le Lakagigar et l’ascension du Laki

C’est notre vrai coup de coeur du Sud de l’Islande, mais c’est un coup de coeur qui se mérite. Il faut plus de 2h sur une piste pour 4×4 aventureuse et plusieurs passages de gués pour atteindre le parc national. Le chemin est une aventure rien qu’à lui tout seul. Alors on profite de cette lente route vers l’inconnu et on se repaît du calme des lieux. Peu de voitures font la route, quelques bus apprêtés pour les pistes s’y aventurent également. Ici pas de tourisme de masse, des gardes nationaux vous attendent à l’arriver sur le parking et vous expliquent les randonnées et ce qu’il y a à voir, mais également les règles de sécurité et de respect des lieux. Les Islandais sont très attachés à leur environnement et ça se sent. Quelques tables de pique-nique sont à disposition des visiteurs et nous sommes heureux d’y échanger avec les autres voyageurs.

Nous partons pour l’ascension du Laki, le plus haut volcan du Lakagigar. C’est tellement beau qu’il est difficile de ne pas s’arrêter pour prendre des photos tout le temps. Je n’ai jamais rien vu de pareil au monde. Partout où l’on regarde on voit une merveille, ici un glacier, là un lac, et ce rouge de la terre, ces coulées de lave gigantesques, figées à jamais. Puis vous finissez l’ascension, vous arrivez tout en haut, et là vous vous apercevez que vous êtes au beau milieu d’une immense rangée de cratère, et le silence absolue vous entoure. Ce qui nous a frapper fut justement l’absence complète de vie animale, pas un oiseau, pas un rongeur rien! Le chemin redescend de l’autre côté du volcan et un autre serpente au milieu d’une coulée de lave. Dans certains interstices du sol la glace est présente. On s’y sent vraiment tout petit.

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J’ai interrogé une des gardes présentes ce jour là sur l’absence d’animaux, elle m’a répondu que les volcans n’aimaient pas être dérangés par les animaux.

L’histoire de ces volcans explique leur mauvaise réputation, au 16eme siècle, plus de 135 cratères se formèrent le long d’une faille, et les conséquences de cette éruption furent catastrophiques pour une partie de l’Europe du Nord et même au Japon. Outre les fermes dévastés en Islande, une famine décima la population islandaise due à l’épais nuage de fumée qui masqua le soleil et tua le bétail. Un vrai cataclysme, pluies acides, nuages de cendre et chute des températures en Islande et ailleurs!

Foss A Sidu

C’est une toute petite cascade en bord de route 1, son accès est fermé mais on peut s’en rapprocher quand même. Cette petite cascade serait le lieu de vie du Peuple Caché, autrement dit d’Elfes. Lors de notre passage nous y étions tout seul, elle n’est pas énorme comme Gullfoss ou Háifoss, mais elle est charmante et surtout au calme.

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Jökulsárlón

Un glacier (le Vatnajökull, le plus grand d’Islande, 8300 km carré!) dont la langue glacière (Breiðamerkurjökull) se jette dans un lagon d’un bleu irréel, des icebergs flottants majestueusement dans l’eau jusqu’à l’océan, voilà le décor de Jökulsárlón. Ce site est directement accessible de la route 1, autrement dit, le parking principal est bondé. Nous nous avons pris l’option de nous arrêter un peu avant, sur un des petits parkings qui permettent d’accéder au lagon. C’était peut être mieux pour nous, il n’y avait quasiment personne et on a pu en prendre plein les yeux.

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Autrefois la langue glacière allait quasiment jusqu’à la route 1, mais avec le réchauffement climatique elle a beaucoup reculé et menace la route. C’est dans ces lieux qu’on s’aperçoit de l’importance de la protection de l’environnement.

 Skaftafell et le Parc National du glacier Vatnajökull

Par une journée pluvieuse nous partons pour le Parc National du Vatnajökull, le plus grand glacier d’Islande. Ce parc national est divisé en plusieurs secteurs, dont au sud facilement accessible de la route 1 le secteur de Skaftafell. Plusieurs randonnées sont possibles à partir de Skaftafell, une pour voir le glacier, sur un chemin très praticable, et une autre pour aller voir une des plus photogéniques cascades d’Islande. Au vue du temps nous avons choisi de commencer par le chemin facile pour accéder au glacier et nous avons bien fait. Notre Petit Pois a décidé de se rebeller à cause du temps et nous avons pu uniquement aller voir le glacier et revenir sous ses cris d’exaspération. C’est ça voyager avec un bébé, nous devons faire des concessions pour lui, et il en vaut la peine. C’est vrai que plus de 300000 visiteurs par an viennent admirer ce parc national, il y avait donc beaucoup de monde sur le parking. La balade vers le glacier était rafraichissante, on sent le froid arriver au fur et à mesure qu’on se rapproche, et c’est quand même impressionnant  à voir.

Et les petites villes du Sud…

Ces villes de passage, où l’on s’arrête pour boire un café, faire ses courses, passer à la banque, ces villes qui n’ont pas le charme d’un geyser ou d’une cascade, mais qui sont l’Islande parfois bien plus que ces derniers!

Il y a Hella, toute petite avec sa piscine géothermale et son pont de fer, il y a Sellfoss, bien plus grande, avec ses boutiques, camp de base pour beaucoup d’expéditions. Toi touriste pressé, nous t’avons rencontré au supermarché et tu nous a bousculé, moi qui portait mon bébé dans les bras, pas un regard, pas une excuse. Tu t’es ensuite empressé de passer à la caisse car tu n’avais pas de temps à perdre, sans un sourire pour la caissière, même sans un regard pour vite remonter dans ton gros 4×4 et ne surtout rien louper pour ton album photo.

Et puis il y a Vík í Myrdal, la touristique, la photogénique, son église blanche dans ses hauteurs. Nous nous sommes arrêtés près de cette petite église pour pique-niquer dans notre coffre de voiture avec une jolie vue sur la plage et les falaises, comme nous avons l’habitude de le faire en voyage. Un bus de touriste s’est arrêté près de nous, nous étions pourtant au bord de la pente et ne gênions pas, mais vous, touristes avez décidés de vous planter juste devant nous pour prendre une photo avant de vite remonter dans votre bus. C’était comme si nous étions invisibles et que vous seul comptiez. Vie c’est aussi cette caissière au supermarché presque surprise de nos sourires et du coucou de notre bébé.

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Vue du haut de Vík í Myrdal

Il y a Höfn, ce qui signifie tout modestement (et aussi judicieusement) port, plus à l’Est, moins envahi, plus calme, nous y avons enfin trouvé un sourire et un caissier champion de vitesse du passage d’articles! C’est là que nous avons aussi trouver Lundi, le macareux de Petit Pois, il l’a agrippé dans le magasin pour ne plus s’en séparer (lundi veut dire macareux en islandais, on a trouvé ça drôle de l’appeler ainsi!).

Nous nous souvenons de vous petites villes parfois oubliés sur le parcours fou des touristes de la route 1!

Même si vous n’avez pas beaucoup de temps en Islande, et je comprends pourquoi certains touristes peuvent être pressés, aussi parce que tout est très cher, les gens restent moins longtemps et veulent voir le maximum de choses dans leur temps imparti et leur budget, mais rien que sur la route circulaire n°1 les paysages se succèdent et vous émerveilleront à coup sûr! Il y a des zones avec des champs de lave à perte de vue, des champs entiers de fleurs violettes, les glaciers en toile de fond, les chevaux et les moutons dans les prairies. Et le Sud n’est que le début!

Vous aussi si vous décidez de venir en Islande, signez The Icelandic Pledge et respectez l’environnement, les habitants et les règles de sécurité http://www.inspiredbyiceland.com/icelandicpledge.

2 commentaires sur « Chroniques islandaises Partie 1 : le Sud »

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